Imagerie Ostéoarticulaire et du sportif

 

 

Un travail d’équipe

Nous disposons d’un plateau technique complet et de radiologues expérimentés en imagerie de l’appareil locomoteur.

Certains médecins radiologues de notre équipe sont spécialisés dans ce domaine et travaillent en partenariat avec plusieurs équipes sportives professionnelles.

Nous organisons régulièrement des réunions de formation médicale continue concernant les pathologies sportives et ostéo-articulaires en associant les médecins et chirurgiens, afin de coordonner et d’améliorer la prise en charge des patients sportifs ou souffrant de problèmes rhumatologiques.

Enfin dans le domaine de la traumatologie, nous travaillons en équipe avec les chirurgiens et le service d'urgences de la polyclinique de Gentilly en assurant la réalisation d’examens radiologiques en urgence (radiographie, échographie ou scanner).

 

Appareil locomoteur et douleur

La radiologie ostéo-articulaire analyse les aspects normaux et anormaux des articulations (épaule, hanche, genoux, rachis...).

Les images obtenues sont des « photographies » du corps qui vont être utilisées pour identifier (ou diagnostiquer) l’origine de la douleur.

Si les images créées sont parfois très démonstratives pour comprendre ce qui se passe au niveau du corps, la situation est souvent plus complexe et nécessite une double démarche.

Le premier temps consiste à faire le bilan de la situation qui motive la consultation.

Il faut pour cela vous interroger pour mettre à jour les caractéristiques de la douleur (date de début, mode d’apparition brutal ou progressif, douleur diurne ou nocturne, siège de la zone la plus douloureuse...).

On peut ensuite vous examiner à la recherche d’autres anomalies (trouble de sensibilité, perte de force musculaire, ...) et lorsque cela est possible, provoquer la douleur au doigt ou lors d’une manœuvre d’étirement.

Ce premier temps est fondamental: il permet de « traduire» en langage médical les raisons qui motivent la consultation et donne des orientations diagnostiques qui permettent de proposer un bilan d’imagerie adapté.

 

Le second temps est la réalisation du bilan d’imagerie. Ce bilan peut :

  • confirmer l’impression de votre médecin parce que les anomalies retrouvées correspondent aux symptômes ressentis.
  • réorienter le diagnostic parce qu'une autre anomalie est constatée et qu’elle s’accorde avec les symptômes ressentis.
  • mettre en évidence des anomalies ignorées, parce que non douloureuses.
  • ne pas mettre en évidence d’anomalie. C’est le cas, par exemple, des douleurs de tension musculaire ou de certaines douleurs articulaires qui ne s’accompagnent pas, dans un premier temps, de modification détectable sur les images.

Si ces réponses peuvent sembler complexes, c’est la synthèse des informations cliniques et radiologiques qui est décisive pour une prise en charge médicale ou chirurgicale.

 

La radiographie standard

Les radiographies standard telles qu'elles se pratiquaient il y a déjà 100 ans sont toujours aussi utiles pour votre médecin généraliste, le rhumatologue ou le chirurgien orthopédiste, mais le niveau d'irradiation est devenu aujourd’hui très faible : l'exposition aux rayons X lors d’une radiographie du bassin équivaut à un voyage en avion transatlantique, et l’irradiation naturelle en France est équivalente à deux radiographies de bassin.

Ces radiographies permettent de voir les os du squelette et leurs rapports au niveau des articulations, ce qui donne des informations souvent suffisantes pour prendre en charge une douleur, décider de poser une prothèse de hanche et bien d'autres choses.

 

L’échographie ostéo-articulaire

Dans certaines situations, il est très utile de réaliser une échographie en complément du bilan radiographique standard.

Cet examen peut vous être proposé par le radiologue qui examine votre bilan radiographique. Il sera toujours réalisé en respectant les règles de bonne pratique.

L'échographie osteoarticulaire permet de voir les muscles, tendons, ligaments,..., nerfs qui se situent à moins de 5 cm sous la peau.

Si l’on se situe dans la zone des deux premiers centimètres, l’analyse est encore meilleure : l'échographie est très performante pour le diagnostic de maladie telles que syndrome de Morton et autres neuropathies périphériques, tendinites superficielles, atteintes des aponévroses.

Cet examen permet de palper avec précision un kyste, une articulation, un tendon, et constitue une aide précieuse pour identifier l’origine de la douleur.

 

Le scanner

Lorsqu’une fracture n’est pas visible sur les radiographies standard ou qu’il existe des modifications de l’aspect de l’os, un scanner est utile.

Le scanner est nécessaire pour faire le bilan préopératoire de fracture complexe.

L’usage du scanner reste cependant peu fréquent dans la mesure où les renseignements fournis par les radiographies standard sont dans bien des cas suffisants, sauf au niveau du dos où le scanner est fréquemment utilisé pour rechercher une hernie discale ou pour évaluer la taille du canal rachidien où passent ces nerfs.

 

L’arthro-scanner et l’arthro-IRM

Pour le diagnostic de certaines pathologies, le scanner peut être couplé à une injection de produit de contraste au sein de l’articulation à examiner (épaule, genou, poignet, coude…).

Cette technique performante est utilisée quotidiennement dans notre structure et réalisée par des médecins radiologues expérimentés.

La présence du produit de contraste permet de mieux visualiser le cartilage, certains ligaments ou encore les tendons péri-articulaires dans le cas de l’épaule.

Lors d’un arthroscanner, le médecin réalise tout d’abord une arthrographie : cela consiste à injecter à l’aide d’une aiguille un liquide iodé à l’intérieur d’une articulation et à réaliser des clichés radiographiques pour étudier le contenu de l’articulation. Cet examen est ensuite suivi d’un scanner (arthroscanner)

Après l'examen, vous devrez limiter les mouvements de votre articulation durant les 24 heures suivantes.

Il est très rare que l’injection de produit de contraste iodé dans une articulation déclenche des réactions allergiques. De plus, celles-ci sont le plus souvent sans conséquence. De même, il existe un très faible risque d’infection au point de ponction. Nous prenons, bien entendu, toutes les précautions nécessaires pour l’éviter.

Des douleurs, un gonflement de l’articulation, de la fièvre dans les jours suivant l’examen doivent vous alerter. Il faut alors consulter votre médecin traitant ou nous appeler sans délai, car il peut être urgent de vous donner un traitement.

 

L’IRM et Arthro-IRM

L’IRM est une technique performante pour l’étude de l’appareil locomoteur. Nous travaillons sur une IRM General Electric (mise en service en septembre 2014) exclusivement réservée aux examens ostéoarticulaires.

On obtient avec l’IRM des images précises qui donnent des informations sur l’état des tendons, du cartilage, des ligaments, des muscles ou encore des nerfs avant d’envisager une intervention chirurgicale.

Pour obtenir des informations de qualité, il faut limiter le champ d’exploration à une articulation (genou, épaule, main, ...). Il est indispensable que l’immobilité soit complète durant l’acquisition des images qui dure plusieurs minutes. Si l’immobilité ne peut pas être respectée, l'image devient floue et l’examen perd de son intérêt.

L’injection intra veineuse de produit de contraste, durant l’examen, améliore les performances de l’IRM lorsqu’elle permet de mettre en évidence des zones inflammatoires peu ou pas visibles spontanément.

Dans certaines situations peu fréquentes, l’IRM peut aussi être couplée à une injection de produit de contraste dans l’articulation à examiner (épaule notamment).

 

Infiltrations sous contrôle de l’image

L’injection locale de corticoïdes est fréquemment utilisée pour faire céder des douleurs articulaires ou péri articulaires.

Lorsque la zone « cible » est profonde, le choix du trajet et la vérification du positionnement de l’aiguille au niveau de la zone douloureuse sont contrôlés par l’image (radiographie conventionnelle en utilisant la scopie, échographie ou scanner).

En couplant l’injection de corticoïdes à de l’anesthésique, on crée une sédation temporaire immédiate de la douleur locale (test diagnostique), ce qui est très utile lorsque la douleur a plusieurs origines.