Imagerie thoracique et abdominale

 

 

Certains examens d’imagerie sont réalisés dans des indications rares ou spécifiques.

Les praticiens de notre équipe sont formés pour répondre à ces exigences.

 

Appareil digestif

* Imagerie cancérologique

Notre équipe est compétente pour la réalisation d’examens spécifiques tels que Recto-IRM, IRM hépatique, scanner de suivi cancérologique mais aussi réalisation de biopsies sous guidage radiologique. Ces examens sont nécessaires au diagnostic et au suivi de maladies cancéreuses du tube digestif et sont généralement prescrits par l’oncologue ou le chirurgien.

Les images sont très souvent discutées en RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire) pour guider les décisions thérapeutiques.

Plusieurs radiologues de notre équipe sont également formés aux techniques de destruction tumorale par radiofréquence. cette méthode est utilisée au niveau de nombreux organes en particulier le foie (en cas de métastases notamment).

 

* Le Coloscanner

Le coloscanner a pour but d’explorer le colon afin de dépister un polype ou une lésion tumorale.

Les indications actuellement reconnues sont :

  • Echec d’une coloscopie
  • Contre indication à une coloscopie : traitement anticoagulant, contre-indication à l’anesthésie
  • Refus d’une coloscopie

L’USPSTF (United States Preventive Services Task Force) inclut désormais la coloscopie virtuelle dans une liste d’examens de dépistage du cancer colorectal qu’elle recommande.

Une préparation du colon est indispensable pour l’obtention d’un examen fiable et précis. A l’inverse de la coloscopie, il est nécessaire de n’avoir aucun liquide résiduel : préparation dite « sèche » (vous n’avez donc pas à ingérer la veille au soir des quantités importantes de liquide).

Un régime sans fibre pendant 24 heures doit être rigoureusement suivi. La préparation s’effectue la veille au soir chez vous : une fiche explicative avec les différentes étapes et horaires vous est fournie.

Lorsque cette préparation est suivie à la lettre, le colon est propre et donc accessible à une exploration de bonne qualité. Le jour de l’examen, vous vous rendrez au scanner à jeun.

Sur la table de scanner, une sonde souple sera introduit au niveau de l’ampoule rectale puis une distension du colon au CO2 (même gaz que pour les cœlioscopies) sera réalisée. Une fois le colon distendu, des images seront réalisées sur le ventre et sur le dos. Vous pourrez reprendre une activité normale tout de suite en sortant du centre d’imagerie.

* L’entéroIRM

L’entéroIRM permet d’explorer l’ensemble de l’intestin grêle. Cette portion du tube digestif est difficilement explorable par l’endoscopie digestive. Cet examen utilise la technique de l’IRM pour étudier l’intestin grêle, après opacification (« remplissage ») de l’intestin grêle et à l’aide d’une injection intraveineuse de produit de contraste.

Les principales indications de l’entéroIRM sont le bilan et le suivi des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). C’est un examen non irradiant très performant pour le suivi de ces maladies chroniques.

Cet examen spécifique sera prescrit par votre spécialiste (gastro-entérologue) ou proposé en « 2ème intention » par le radiologue pour préciser votre diagnostic.

La distension de l’intestin grêle est effectuée sur place dans notre centre d’imagerie : vous êtes convoqués, à jeun depuis 3 heures au moins, environ 1 heure et demie avant, afin de boire tranquillement et de façon régulière de l’eau (1,5l) mélangée à 2 sachets de Klean prep. Une injection de Glucagen sera nécessaire pour inhiber le péristaltisme intestinal qui pourrait rendre flou les images.

Une injection de Gadolinium (par une voie veineuse périphérique) sera réalisée afin d’étudier le rehaussement des parois du tube digestif.

* L’imagerie du By Pass et gastroscanner avec volumétrie

Un protocole de Gastroscanner à l’eau gazeuse a été développé dans le service de radiologie de la polyclinique afin d’évaluer le volume du néogastre restant chez les patients en échec thérapeutique après by pass. La réalisation de l’examen se déroule chez un patient à jeun, 15 minutes après la prise de 2 comprimés de Spasfon et consiste à ingérer le plus rapidement possible la quantité maximale d’eau gazeuse tolérée. L’acquisition des images se fait immédiatement.

L’estomac restant est distendu par l’eau et le gaz ingérés, ce qui permet de le « segmenter » à l’aide d’un logiciel de post traitement des images, et de mesurer son volume ainsi que le diamètre de l’anastomose.

 

Thorax

* Cancer du poumon et imagerie

L’imagerie est incontournable dans le parcours de soins des patients suivi pour cancer bronchique. Le scanner est utilisé à chacune des étapes: comme examen de dépistage (chez les patients fumeurs à risque de développer un cancer), pour faire le bilan initial devant des symptômes suspects, pour réaliser des biopsies guidées lorsque le diagnostic de cancer n’a pas pu être affirmé par fibroscopie.

Le scanner est également utile au bilan d’extension d’une tumeur de découverte récente pour guider de choix du traitement notamment si une chirurgie est envisagée. Il permet ensuite de surveiller les patients traités pour juger de l’efficacité des traitements et s’assurer de l’absence de récidive.

Notre équipe travaille au quotidien avec les pneumologues et chirurgiens thoracique pour une prise en charge rapide et adaptée des patients, parfois en urgence (biopsie en urgence, réévaluation d’une maladie cancéreuse en cas de complication, suivi des patients en post opératoire). Nous disposons aussi d’un plateau technique adapté pour la réalisation de gestes « techniques » utiles au traitement ou nécessaire en pré-opératoire (pose de stent cave, pose de repère intra pulmonaire préopératoire par voie percutanée).

 

* Suivi des sujets exposés à l’amiante

Les patients ayant été exposés à l’amiante durant leur profession peuvent faire l’objet d’un suivi radiologique sur recommandation de leur médecin du travail.

Notre équipe est compétente pour la première et la deuxième lecture des examens scanner thoracique de surveillance post-expositionnelle à l’amiante (2ème lecteur Dr Ropion Michaux)

http://www.sfrnet.org/sfr/professionnels/2-infos-professionnelles/liste-des-experts-pour-deuxieme-lecture-des-examens-scanner-thoracique-de-surveillance-post-expositionnelle-a-l-amiante/index.phtml

 

Urologie

* IRM de prostate

Le cancer de prostate est le deuxième cancer le plus fréquent survenant chez l’homme. Cet examen doit être prescrit par un urologue: il n’est pas réalisé en dépistage ou devant une élévation des PSA, mais après un avis auprès d’un spécialiste.

Cette imagerie est indiquée pour le diagnostic précoce et repérer des lésions qui pourront être prélevées sous guidage échographique (moins traumatisant que des prélèvements systématisés multiples, en général 12 prélèvements).

L’IRM est aussi demandée dans le cas d’un bilan d’extension d’un cancer déjà détecté, afin d’apprécier l’évolutivité lésionnelle. Cet examen est souvent couplé à une scintigraphie osseuse, que l’on peut réaliser au Centre d’Imagerie Jacques Callot le même jour que l’IRM, pour éviter des allers et retours inutiles.

Plus rarement l’IRM peut être demandée en cas de suspicion de récidive locale après ablation de la prostate.

Comme toute imagerie, le résultat est exprimé en degré de suspicion et d’évolutivité. La certitude diagnostique ne peut provenir que d’un prélèvement avec analyse cellulaire.

Cette examen dure environ 20 a 25 minutes car il nécessite l’acquisition de 6 séquences différentes dont une avec une injection de produit de contraste. Il n’y a pas de risque particulier et la préparation est simple (vous devez venir à jeun ou après une collation légère et après évacuation rectale, si besoin à l’aide d’un laxatif local ).

Comme toute IRM, cet examen est contrindiqué chez le porteur de Pace Maker: il faut donc nous le signaler lors de la prise du RDV. Enfin l’examen peut être difficile à interpréter en cas de prothèse bilatérale de hanche.

 

* RCP Oncologie urologique (Dr Delgoffe, Dr Iochum-Duchamp, Dr Klein-Marchal)

Les dossiers sont discutés de manière collégiale chaque mardi au Centre d’imagerie médicale Jacques Callot.

 

Formation médicale continue

Nous organisons régulièrement au centre d’imagerie Jacques Callot des réunions de formation médicale continue concernant toutes les pathologies digestives ou thoraciques en associant les médecins et chirurgiens afin d’améliorer les schémas thérapeutiques et favoriser la communication entre les différents spécialistes.

Contact : afpr.radiologue@gmail.com

* Programme 2016

ASSOCIATION POUR LA FORMATION PERMANENTE EN RADIOLOGIE
Sous l’égide de la Société Française de Radiologie
N° de Siret : 49461472000014

3 soirées d’enseignement:

Soirée avec le collège de Gynécologie de Lorraine sur la pathologie de la trompe le Jeudi 28 avril 2016

  • aspect clinique de la pathologie de la trompe,
  • imagerie de la trompe par le Docteur Karine Polet,
  • aspect chirurgical par le Dr Jean Batiste Olivier Chirurgien

Soirée ostéoarticulaire le jeudi 12 mai 2016

  • les points d’angle du genou en IRM, par le Professeur Alain Blum,
  • imagerie du LCA et des ménisques par le Docteur Sophie Lecoq,
  • la chirurgie du genou en 2016 par le Professeur Henry Coudane, chirurgien orthopédique

Soirée thoracique le jeudi 9 juin 2016

  • jamais sans mon pneumologue … N’interprétez pas sans le contexte clinique ! Par les Docteurs Helène Ropion et Philippe Scheid,
  • fibrose pulmonaire et actualités thérapeutiques par le Docteur Laurent Moreau, pneumologue
  • chirurgie du médiastin en 2016 par le Professeur Gilles Grosdidier, chirurgien thoracique